Toulouse, 6 mars 2010, manif de nuit non mixte matraquée
« Au nom de la sécurité, il faut désormais que chacun
sente l’insécurité dans laquelle s’inscrit, de plus en plus,
la manifestation de la moindre opinion. »
Arnaud D.
Comme tous les ans, les femmes et les lesbiennes manifestaient pour « reprendre la nuit », mais cette année…
Policiers d’État fauteurs de violence :
pas de dialogue, la cogne !
Une manifestante dont le “crime” était d’avoir fait quelques tags rue du Taur a été violemment plaquée au sol au cœur de la foule, la tête écrasée par le genoux d’un des policiers de la compagnie départementale d'intervention (police d’État) dont on se demande bien ce qu'ils faisaient là… Plusieurs femmes qui tentaient de dialoguer et leur demandaient d’arrêter cette violence ont été blessées par ces policiers visiblement inaptes au dialogue et qui donnaient l’impression de manquer de la plus élémentaire maîtrise d’eux-mêmes.
Une lettre ouverte au préfet (17 mars) a été rédigée par les signataires de l'appel à la manif de nuit, lettre cosignée par de nombreuses organisations régionales et nationales.
Le procureur de la République engage des poursuites…
contre la manifestante molestée
Le 17 mars, une délégation a rencontré la directrice de cabinet du préfet qui leur a donné la version officielle des faits : les policiers ont été agressés, « notamment à coups de canettes de bière, la jeune tagueuse s'est violemment débattue en se montrant dangereuse. » Sans commentaires… Le procureur de la République a décidé d'engager des poursuites contre la manifestante. Pour violence à agent ? À suivre.
Lire l'article de La Dépêche du Midi : ici, celui de Actu Toulouse ici, Metro ici, 20 minutes ici, le Nouvel Obs ici
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